Depuis l’obtention de son diplôme (1999), l’artiste visuelle Ingrid Simons a construit une pratique professionnelle active, nationale et internationale. Les performances, dans lesquelles elle recherche la connexion avec et dans la nature, toujours vêtue de noir comme « véhicule » de la performance, sont le point de départ de son travail.
À partir de ces performances dans la nature, elle crée des peintures à l’huile abstraites, expressives et empâtées, inspirées par sa connexion avec la nature et la connexion entre l’homme et la nature. L’exploration sur place et l’expérience physique de ces immenses paysages naturels déserts et la traduction de ceux-ci dans des œuvres grand format sur papier sont caractéristiques. Travailler dans l’extrême sud et le nord de l’Europe, au Portugal et en Norvège, où les forces de la nature sont encore directement visibles et tangibles, a une grande influence sur son travail. Simons réalise également des céramiques, des œuvres graphiques et des œuvres sur papier.


Le personnage principal dans le travail de Simons est le paysage naturel immense, brut et inclassable.La sublimité de la nature et le lien (difficile) entre l’homme et la nature sont une source permanente de nourriture pour les paysages empâtés et abstraits, qui montrent la manière réfléchie dont Simons se rapporte au monde.
Quelques examples des oeuvres d’Ingrid Simons :
Des séries thématiques racontant l’évolution des paysages due au changement climatique concernant le lien entre l’homme et la nature, comme la pollution lumineuse dans ces différents lieux de travail internationaux: la série “Distortion” (Van Gogh AiR, 2022) en contraste avec les œuvres sur les “Dark Sky Reserves” de l’Unesco, la série “Nebulosa” (Fondation Obras, Sud du Portugal, 2022-24).
La série berlinoise “Wenn die Nacht zum Tag wird” (Projets Livingstone Berlin), qui parle de pollution lumineuse et de paysages urbains déserts chargés d’histoire, l’intrigue et l’inspire.
Séries inspirées de peintres du passé : par exemple la série “Darknesse seduce me”, inspirée de Barthold Jongkind en collaboration avec le musée Jan Cunen à Oss, “Het Licht en Het Duister” (2017), “Nachtbloemen” et “De Nachtelijke Heide” (2022) inspirées de Vincent van Gogh lors de ses périodes de travail au Van Gogh AiR à Zundert et “Night Rises, Turrells’Partituur”, inspirée du skyspace de James Turrell (KH Messen, Hardangerfjord, 2019-2023).